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nouvelles   25-03-2019   by La Presse canadienne

Un rapport recommande davantage d’investissements dans les autobus électriques


Un nouveau rapport d’un groupe de réflexion sur les énergies vertes réclame une augmentation des investissements dans les autobus électriques, à la fois pour réduire les émissions de gaz polluants et stimuler le secteur de la fabrication de ces véhicules, qui est en croissance au Canada.

Selon le rapport de Clean Energy Canada, alors que le Canada est l’un des principaux fabricants d’autobus électriques, les autorités de transport en commun accusent un retard par rapport à leurs pairs internationaux.

«Le Canada est prudent à propos de certaines de ces choses», a déclaré Merran Smith, directrice générale du groupe de réflexion établi à l’Université Simon Fraser.

«Les véhicules électriques commencent à vraiment décoller, mais les gens ne parlent pas tellement des autobus électriques et leur potentiel est énorme.»

La Chine est de loin le leader dans le secteur, avec environ 99 % des autobus électriques mondiaux, dont le parc de Shenzhen qui compte à lui seul plus de 16000 véhicules. D’autres villes se sont également engagées dans cette direction, notamment Amsterdam, qui souhaite passer aux autobus à zéro émission d’ici 2025, et à Los Angeles, d’ici 2030.

Plusieurs villes canadiennes ont aussi fixé des cibles de parcs entièrement alimentés à l’électricité, mais dans des délais moins serrés. Ainsi, Montréal vise 2040, alors que Toronto et Vancouver visent respectivement 2042 et 2050.

Une étude de Bloomberg New Energy Finance a révélé que les autobus électriques dans le monde entier réduiraient la consommation d’environ 270 000 barils de diesel par jour d’ici la fin de l’année, puisque ces véhicules sont très utilisés et ont une incidence démesurée sur le marché.

Le rapport de Clean Energy Canada estime également que d’ici 2030, les autobus électriques auront à peu près le même coût initial que ceux qui fonctionnent au diesel. Actuellement, les autobus électriques coûtent environ deux à quatre fois plus cher.

Mais les coûts sont bien moindres si l’on prend en compte toute la durée de vie des autobus. L’agence de transport du Grand Vancouver Translink estime que les coûts du cycle de vie, qui tiennent compte du carburant et de l’entretien, seront à peu près les mêmes en 2023. En considérant les coûts du diesel, le prix est presque égal, a déclaré Mme Smith.

Edmonton, qui a lancé un programme pilote pour les véhicules électriques, mais qui n’a pas d’échéancier précis pour l’établissement d’un parc totalement électrique, a constaté que les coûts d’entretien étaient inférieurs de 40 % par rapport à ceux des autobus au diesel.

Le rapport de Clean Energy indique que le Canada compte plusieurs constructeurs d’autobus électriques de premier plan, notamment New Flyer, de Winnipeg, GreenPower, de Vancouver, et Lion Electric et Nova Bus du Québec. Ces entreprises pourraient être stimulées par une demande intérieure accrue.

«Nous avons quatre grandes entreprises canadiennes qui produisent des autobus électriques, comme vous le savez au Manitoba, au Québec et en Colombie-Britannique. C’est vraiment l’occasion d’appuyer ces produits fabriqués au Canada.»

 


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