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L'automobile
nouvelles   02-02-2007   by par Guy Arbour

Un atelier de transmission modèle


Sako et Peter Chahinian exploitent depuis 1989 un atelier de réparation de transmissions de onze employés sur le boulevard Gouin, à Pierrefonds. Ils se sont imposés au fil des ans comme leaders dans un domaine où la mécanique, l¿électronique et l¿hydraulique se combinent dans des assemblages composés de trois ou quatre cents pièces de haute précision.

« Les clients arrivent souvent à l¿atelier avec un air inquiet. Ils s¿imaginent toujours que ça va leur coûter les yeux de la tête, notamment parce que leur concessionnaire leur a dit qu¿il faudrait probablement changer leur transmission au complet, pour plusieurs milliers de dollars », affirme Sako, celui qui accueille la clientèle et qui est tombé en amour avec Montréal en 1978. « Ma plus grande satisfaction, dans ce travail, c¿est de voir leur tête quand je leur annonce une facture parfois dix fois moins élevée que celle à laquelle ils s¿attendaient ».

« La compétence, ça se paye »
Les problèmes de transmission sont souvent associés à des bris mineurs : problèmes électroniques, « switches », calibrations d¿ordinateurs, etc. Les technologies ont tellement évolué que sans le diagnostic d¿un spécialiste on optera bien souvent pour une solution très coûteuse. « Beaucoup de clients nous sont référés par des ateliers généraux ou des concessionnaires qui veulent faire sauver des sous à leur client. C¿est toujours préférable de réparer la transmission originale que d¿en installer une neuve. Par ailleurs, nous sommes souvent capables d¿obtenir des pièces de remplacement qu¿un concessionnaire ne peut pas obtenir», précise Sako.

« Souvent des problèmes de moteur causent une défaillance de la transmission », poursuit Sako. « Même la radio, sur des véhicules neufs, peut affecter la transmission, tout comme des pneus pas assez gonflés ou des senseurs de réservoir d¿essence défectueux¿ La transmission peut se mettre à mal fonctionner pour un défaut électronique mineur ».

« Nos techniciens assistent au moins une fois par année à des séminaires spécialisés, notamment de l¿ATRA (Automatic Transmission Rebuilders Association), qui compte 2000 membres en Amérique du Nord. On n¿a vraiment pas le choix, sinon on est vite dépassé. On vient d¿ailleurs d¿être accrédité comme garage CAA avec une moyenne de 94,8%, juste 2 centièmes de points en dessus de ce qu¿il faut pour obtenir une plaque d¿or. Ça prouve que la compétence, ça paye », poursuit-il.

« Par ailleurs, on a un mal fou à trouver des jeunes pour ce domaine de spécialité excessivement complexe, notamment pour les tractions avant. Auparavant, une réparation prenait deux jours. Aujourd¿hui, ça prend de trois à cinq jours pour libérer une baie de travail. C¿est un peu décourageant pour le jeune technicien. À cause de cette rareté, les bons techniciens commencent à coûter plus cher. Et la compétence, ça se paie. Le consommateur n¿a pas d¿économies à faire à aller voir ceux qui n¿ont pas les ressources que nous avons, tant en termes de personnel que d¿équipement¿ »


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