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nouvelles   01-05-2006   by Des profits en or

SOUS L’AUTO


Les freins, les directions et les suspensions ont passablement changé depuis 15 ans. Ils sont faits de matériaux plus légers, comportent moins de pièces et, s’ils sont bien fabriqués, durent plus longtemps. La conception générale change peu, mais la performance croît sans arrêt grâce à l’électronique, qui permet d’ajuster la performance en temps réel pour s’adapter aux conditions routières.

La suspension

La suspension était un domaine stable depuis longtemps. Les choses ont pourtant fini par changer avec l’adoption par Cadillac, en 2004, d’un nouveau type de suspension électronique. Le système s’appelle MSRC (Magnetic Selective Ride Control, ou Contrôle magnétique sélectif de la suspension) et il repose sur l’analyse des conditions de la route que fait un ordinateur de bord en temps réel.
Lorsque l’ordinateur estime que le véhicule s’engage dans une courbe, il raffermit les amortisseurs en envoyant un courant électrique dans le fluide synthétique, qui est saturé de particules magnétiques. Ceci augmente la viscosité en une milliseconde seulement. ce qui permet de mieux aborder la courbe ou, encore, de mieux absorber le choc d’un nid-de-poule. Une fois l’obstacle négocié, la viscosité revient à la normale dans les amortisseurs.
En plus de Cadillac, BMW et Mercedes ont également doté certains de leurs modèles récents de ce système. Selon Raymond Proulx, directeur des ventes et du marketing pour le Canada de KYB, une division de Kayaba (plus gros producteur de suspensions en équipement original au monde) Toyota envisage aussi d’adopter cet équipement, qui demeure très coûteux.

« Pour le moment, cet équipement est seulement disponible en OEM », souligne Raymond Proulx. « Il ne sera pas disponible dans le marché après-vente avant cinq ou six ans. Et à mon avis, il faudra encore de cinq à sept ans avant que l’on voit sur le marché des voitures de milieu de gamme dotées d’une suspension électronique de ce genre. Ça va se diffuser un peu comme la technologie ABS pour les freins. »

La direction
La direction est un autre domaine qui n’a pas évolué très vite. On nous promet une révolution depuis un moment déjà, avec les systèmes 42 volts. Au lieu d’un système hydraulique, on aurait un simple moteur électrique pour faire tourner les roues. Cela couperait son poids de moitié. La mise au point de ces systèmes s’avère toutefois plus difficile que prévue et leur introduction piétine malgré la détermination de l’industrie.

En attendant la direction électrique, une autre nouveauté a fait son apparition sur nos routes ces dernières années : la direction assistée aux quatre roues, qui permet à de gros véhicules de virer plus sec. C’est un système complexe, servo-assisté et surtout intéressant pour des camions à grand rayon de braquage. Il est peu probable qu’il équipe la plupart des voitures dans un avenir proche.

Dernier gadget relié à la direction : les détecteurs de mouvement latéral. Ces appareils, disponibles chez certains modèles Subaru et GM (système « Stabilitrack ») mesurent le mouvement des roues. S’il apparaît que le véhicule dérape, le système informatisé corrige la direction pour conserver le cap. Le système tient également compte des man¿uvres faites par la conducteur. Il est possible que ce genre de système se généralise dans les prochaines années.

L’échappement
L’échappement reste un autre domaine assez stable. La dernière innovation importante, l’échappement en acier inoxydable, est un équipement de série sur toutes les voitures depuis longtemps. L’inox retarde le jour du premier remplacement et réduit le nombre total de remplacements sur la vie du véhicule. Le marché, lent pendant un moment, a repris son élan quand les pièces en inox ont enfin atteint leur âge de remplacement.

On observe la même chose du côté des catalyseurs. Ceux fabriqués depuis la fin des années 1980 sont très durables et sont d’ailleurs couverts par de longues garanties. Mais ces pièces ont tout de même fini par atteindre l’âge de remplacement, de sorte que le marché des pièces est actuellement en croissance.

Les freins
Le frein reste le secteur qui connaît l’évolution la plus rapide. L’interdiction d’utiliser l’amiante, il y a plusieurs années, a débouché sur de nouvelles solutions technologiques qui se classent sommairement en trois catégories : les freins organiques, semi-métalliques et en céramique. Dans les trois cas, les plaquettes contiennent un mélange de produits, souvent semblables; c’est l’élément le plus important qui donne son nom au produit.

Il y a d’excellents freins organiques, tout comme il y a des freins semi-métalliques médiocres. Les meilleurs freins permettent d’obtenir le freinage voulu avec de plus petits disques et de plus petites plaquettes, mais comme les tolérances des pièces sont assez faibles, il faudrait toujours adopter des pièces de rechange aussi proches que possible de l’équipement d’origine.

Le frein en céramique tend à s’imposer comme standard dans les nouveaux systèmes. Il étouffe les bruits plus efficacement et, sur les petits véhicules, il permet l’emploi de disques plus petits et plus faciles à refroidir. Il soulève par contre tout le problème des plaquettes et des disques non-compatibles. Les substitutions de pièces d’origine pour des pièces bon marché se font au détriment de la sécurité.

Encore une fois, l’électronique s’empare des freins. La nouveauté vient de chez Honda, qui a inventé le CMBS (Collision Mitigation Brake System, ou Système de freinage pour la prévention des collisions). Ce système détermine et suit la position des véhicules qui partagent la route avec lui et peut, au besoin, prendre des initiatives pour prévenir les accidents.

Si le CMBS détermine que la distance entre le véhicule qu’il équipe et le véhicule qui le précède a diminué au point de dépasser le seuil de tolérance, le système émet des signaux acoustiques et visuels avertissent le conducteur d’entreprendre une action préventive. Si la distance diminue encore, le système fournit un avertissement supplémentaire en resserrant d’un cran les ceintures de sécurité à prétensionneur et amorce automatiquement un léger freinage.
Enfin, si l’accident semble inévitable, et c’est là où est la véritable nouveauté, le CMBS déclenche un freinage d’urgence et resserre au maximum les prétensionneurs des ceintures pour réduire la force de l’impact et minimiser au maximum les effets de la collision.


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