Services à l’abonné
Magazine & e-Bulletin
L'automobile
nouvelles   05-10-2005   by Éditorial

Salade automobile


Tourisme automobile
J’arrive de Moscou et Londres, villes fascinantes, riches et pleines de leçons.

Moscou compte maintenant plus de milliardaires que New York (lu dans le magazine TIME). Des rivières de Lexus, BMW, Honda et Mercedes, presque toutes neuves, coulent dans ses rues perpétuellement congestionnées. À 75 cents du litre d’essence, c’est un des derniers paradis des grosses cylindrées, d’autant moins cher à entretenir que les techniciens automobiles font autour de 150$ par semaine, à moins d’¿uvrer pour des concessionnaires moscovites. Quant aux Lada, presque toutes antédiluviennes, il faut aller dans les coins plus pauvres pour en voir en grand nombre, bien que la marque russe propose un nouveau modèle semblable à une Toyota Tercel.

Londres, une autre ville de milliardaires, a su pour sa part conserver une industrie automobile indigène en gardant le volant à droite et la conduite à gauche. Si on décrétait chez nous que le Ski-Doo est le véhicule hivernal obligatoire, cela serait probablement bon pour notre économie aussi. À près de 2$ du litre, ce sont toutefois les petites cylindrées qui dominent dans la ville de résidence de la Reine du Canada, avec beaucoup de diesel.

Morale de ce voyage : plus on a de l’argent, plus on a de chars, et plus l’essence est chère, plus les moteurs sont petits ou diesel. Prédiction pour Montréal : davantage de trafic, davantage de diesel. On vous présente donc dans ce numéro, en page 8, de quoi mieux diagnostiquer un trouble diesel.

Les déesses, éternelles?
Il y a 50 ans, l’ingénieur André Lefèvre créait la Citroën DS, le Concorde des automobiles, de quinze ans en avance sur son époque. Le Français Claude Guillot était alors chargé de dévoiler aux techniciens québécois les « mystères» de la DS, au système hydraulique tellement complexe qu’il a fini par rester au Québec. La suspension hydropneumatique était assistée d’un correcteur d’assiette qui assurait à la caisse une hauteur constante quelle que soit la charge à bord. Les ressorts métalliques traditionnels étaient ainsi remplacés par des éléments suspenseurs remplis de gaz et de liquide. Vous pouviez perdre une roue à 100 km à l’heure sans rien sentir, le summum de la douceur de roulement, quoi. Je n’ai jamais compris que la « marque aux chevrons » abandonne ce fleuron de la technologie, ni d’ailleurs qu’elle ait jamais utilisé le Québec comme tremplin pour ses produits en Amérique du Nord.

L’inventaire d’automne
La fin de l’été, c’est le temps des inventaires et des commandes pour l’hiver. Mais ce que les clients recherchent, bien avant les pièces et le service, c’est la compétence et le savoir-faire. C’est la compétence qui génère la confiance du client, et c’est elle qui assure le roulement des affaires. Mais comment évaluer cette compétence?

Pour Roger Goudreau, d.g. du Comité paritaire de l’industrie automobile de Montréal et du district, lui-même compagnon première classe, octobre c’est le temps idéal pour faire l’inventaire de ses compétences et en rechercher de nouvelles. Il nous a fourni à cet effet un petit check list que je soumets à votre attention :

o Est que je fais la promotion de la compétence de mon équipe?

o Qui détient les compétences dans l’entreprise?

o Quel est mon ratio Compagnon / Apprenti?

o Quelles sont les cartes que détiennent mes compagnons?

o Sont-ils au maximum de leur qualification?

o Que puis je faire pour les faire progresser?

o Quelle est ma clientèle?

o Quel est l’âge moyen des véhicules que j’entretiens ou répare?

o Quelle est mon offre de service?

o Est-ce que j’ai confiance en la qualité de mes services?

o Est-ce que j’ai confiance dans la compétence de mon personnel?

o Mes équipements sont-ils à jour?

o Mon équipe a-t-elle accès à l’information technique?

À partir de vos réponses, préparez un programme de formation adapté à chacun des membres de votre personnel technique. Les mois de septembre à novembre, puis de janvier à avril, sont propices à la formation de votre personnel et l’offre de cours spécialisés de courte durée y est forte, tant du côté des grandes bannières que des groupes privés comme Auto4S ou dans les écoles dites « de métiers ».

Apprendre, c’est toujours un investissement. À tout âge. Osez toutefois demander conseil à votre comptable pour tirer un avantage maximum des déductions fiscales à cet effet.


Imprimer cette page



connexes


Commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*