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L'automobile
nouvelles   11-07-2008   by Un marché en changement

Qui dit TPMS (SSPP) dit azote aussi


Depuis le 1er septembre 2007, tous les véhicules vendus aux États-Unis doivent être munis d’un système de surveillance de la pression des pneus, mieux connu sous le vocable de TPMS (tire pressure monitor system). Il le sera également à travers la Communauté Européenne à partir de 2012. Il faut donc prévoir entre ces deux échéances que le Canada sera forcé de suivre ou qu’à tout le moins que de plus de plus de véhicules en seront munis. Ce système de détection était jusqu’à maintenant disponible sur des véhicules dépourvus de pneu de secours ¿ généralement des produits de roulage à plat (run-flat), sur certains véhicules plus haut de gamme ou en option sur d’autres. On a vu également apparaître des systèmes portatifs vendus dans les magasins de grandes surfaces ou à travers le réseau de l’après-marché.

Les capteurs MEMS
Ce système fonctionne avec des capteurs MEMS (micro electro mechanical system) qui relaient par basses fréquences le niveau de la pression à l’intérieur de chaque pneu à un système intégré dans l’ordinateur de bord. On peut ainsi lors d’une demande de vérification obtenir la pression exacte à chaque coin du véhicule. Le système pourra surtout déceler une chute de pression, une crevaison lente ou une crevaison tout court et envoyer un signal à l’utilisateur. Cependant, dans notre climat nordique, le système a des défaillances.

Ce genre de capteur est de plus en plus répandu dans l’industrie. On le retrouve sous forme de capteur, de valve, d’engrenage dans de plus en plus de pièces d’une voiture. La partie mécanique est reliée à une puce électronique. Il a aussi ses applications militaires et sportives puisqu’on peut le loger autant dans une aile d’avion que dans un aileron de formule. À l’instar de périphériques sans fil pour un ordinateur (souris, écran et imprimante), il réduit d’autant le filage, procure une économie de temps au montage et de poids dans le véhicule. La fiabilité des MEMS est assez élevée mais c’est plutôt lors du réglage de l’ordinateur que le bât blesse.

Détection des capteurs
Certains capteurs envoient en signal de détresse pour une différence aussi petite que 2 ou 3 livres de pression, en hausse ou en baisse. Le signal alors dans le tableau de bord se traduit par un message aussi simple qu’un témoin lumineux qui s’allume ou clignote jusqu’à un autre beaucoup plus éloquent de type : détresse, attention, vous avez une crevaison, etc. Or, quand l’automobiliste, qui n’a rien détecté dans la conduite jusqu’à ce moment, descend de voiture, c’est seulement pour constater que les pneus semblent en bon état, qu’il n’y a pas de crevaison et qu’il peut poursuivre sa route, au moins jusqu’au prochain poste d’essence où il pourra vérifier la pression des pneumatiques. Mais la situation la plus hirsute provenait des systèmes de première génération des produits Chrysler : par froid intense en hiver, il était fréquent de voir un message comme « immobilisez-vous, vous avez DES crevaisons ». Or, le véhicule était à l’arrêt depuis plusieurs heures ¿ et ne comptait qu’un seul pneu de secours!

L’azote rendu nécessaire
Il va de soit que le système de surveillance de la pression des pneus n’a pas été conçu pour les régions nordiques à cause de la fluctuation des températures. Quand le mercure passe à moins 20 Celsius, l’air se comprime facilement de 2 à 5 livres dans un pneu, ce qui a pour conséquence de faire réagir les capteurs et déclencher les avertissements. Il devient donc nécessaire de recommander le gonflage à l’azote afin de parer à ces inconvénients. Les vertus de l’azote et sa stabilité sont bien connues. Plusieurs articles dans l’Automobile en ont vantés les attraits et il n’est pas nécessaire de revenir sur le sujet. Cependant, avec la généralisation de ces systèmes, il vaut mieux constater que la tendance est irréversible : ignorer de l’offrir à sa clientèle est l’équivalent de passer à coté de profits intéressants.

En tant que propriétaire ou gestionnaire d’un atelier qui offre des services pour les pneus, il faut décider si vous ajoutez cette offre de service de façon systématique. Par la suite, vous pourrez utiliser des bonbonnes de gaz en location ou vous procurer un compresseur d’azote.

Les jantes d’appoint en acier
Autre facteur non négligeable au Québec, l’emploi fort répandu des jantes d’acier avec les pneus d’hiver qui ont pour effet de réduire le coût à moyen terme et qui sont dépourvus de tels mécanismes. Les capteurs de surveillance, qu’ils soient incorporés dans la valve ou cintrés autour de la jante sont forts dispendieux. Il est donc peu probable que l’utilisateur s’en procure un second jeu ou installe un système d’après-marché. Selon le véhicule, il y aura un témoin lumineux allumé ¿ ou un message ¿ en permanence provenant de l’ordinateur, à moins que le système soit désactivé, ce à quoi se refusent les manufacturiers généralement, au même titre que l’antiblocage.


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