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L'automobile
nouvelles   30-03-2007   by (source:MDDEP)

Le recyclage des autos en bref (March 30, 2007)


Environ 350 000 automobiles et camions légers sont mis au rancart chaque année au Québec et, de ce nombre, environ 25 000 sont exportés vers les États-Unis ou d’autres pays d’Amérique du Sud. L’âge moyen du parc automobile est d¿environ huit ans. Il existe au Québec un guide administratif de dépollution et de gestion efficace des véhicules hors d’usage, mais aucune réglementation formelle n’est en vigueur. La Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) a un rôle quant à l’accréditation des entreprises de recyclage automobile et dans le suivi de la mise au rancart des véhicules. Néanmoins, avec les chiffres dont nous disposons, Recyc-Québec a évalué que 80 % des composantes d’un véhicule étaient recyclées ou valorisées. Cela inclut les pièces réutilisées, les pneus, les batteries, les huiles, l’essence et le métal. Le résiduel (20 %) est constitué de fluff et sert de matériau de recouvrement à l’enfouissement sanitaire.

Le recyclage des automobiles est une industrie efficace et prospère qui a commencé à se développer dès la sortie des automobiles des lignes de production au début des années 1900. D¿après l¿Institut du recyclage de l¿acier, l¿automobile est considérée comme le bien de consommation le plus recyclé en Amérique du Nord. Aux États-Unis, 95 % des voitures retirées du réseau routier sont récupérées pour le réemploi des pièces et le recyclage des métaux, ce qui représente environ 75 % en poids du véhicule hors d¿usage. En pratiquant le réemploi des pièces et le recyclage des métaux, l¿industrie du recyclage de l¿automobile utilise les formes de gestion des matières résiduelles les plus favorisées du principe des 3RV-E, sur lequel est basé le Plan d¿action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008.

Chaque fois qu¿une pièce d¿un véhicule hors d¿usage (VHU) est réemployée, l¿énergie nécessaire pour la production d¿une pièce identique est économisée et aucun rejet de fabrication ne se retrouve dans l¿environnement. La production d¿acier à partir des métaux récupérés de la carcasse des VHU permet également de préserver la ressource en évitant l¿utilisation de la matière première. Par ailleurs, l¿énergie requise de même que les émissions générées par le procédé de recyclage des métaux ferreux et non ferreux sont moindres que pour la production de ceux-ci à partir de matières premières. Toutefois, malgré ces bonnes pratiques, les activités de démantèlement, d¿entreposage, de pressage et de déchiquetage de véhicules hors d¿usage présentent des risques d¿impacts négatifs pour l¿environnement. Les principales conséquences sont la contamination des sols, des eaux de surface et des eaux souterraines, qui résulte souvent d¿une mauvaise gestion des fluides et des autres matières résiduelles produites par ce type d¿entreprise, de même que l¿émission de gaz nuisibles.

Démantèlement
Le recycleur de pièces automobiles usagées a pour activité le démontage de pièces réutilisables par le consommateur et également la vidange de l¿automobile de tous les contaminants solides, liquides ou gazeux. La vidange des matières dangereuses est également une condition préalable de vente au recycleur-presseur, et elle est la responsabilité du recycleur. Toutes les MDR recueillies doivent être entreposées conformément aux normes d¿entreposage du RMD ou du RPP. Les pièces et autres éléments réutilisables et recyclables sont normalement récupérés pour être revendus ou remis en état de fonctionner, selon le cas. Seules les carcasses des VHU vidangées de leurs fluides et débarrassées des autres MR peuvent être pressées et ensuite transportées vers les entreprises de récupération des métaux.

Pressage
Le recycleur-presseur de carcasses d¿automobiles a pour activité le pressage de carcasses pour en assurer l¿empilage sécuritaire, à moindre coût,lors de l¿acheminement vers les recycleurs de métaux. Une vérification doit être faite pour s¿assurer que les composantes non acceptées, telles que les pneus et les réservoirs de propane et de gaz naturel de même que les fluides et autres pièces néfastes pour l¿environnement ont été enlevées de la carcasse par le recycleur de pièces d¿autos usagées. Avant cette opération, un contrat devrait être signé entre le démanteleur et le presseur pour déterminer qui sera responsable dans le cas où il y aurait contamination des sols à la suite du pressage. Afin de s¿assurer que les VHU soient vidangés adéquatement avant le pressage, une résolution préparée par le regroupement des recycleurs presseurs du Québec est en vigueur depuis le 1er mai 1999. Les carcasses contenant un réservoir de carburant ou un autre contenant fermé,par exemple un réservoir de propane ou de gaz naturel, sont refusées pour le pressage et pour le déchiquetage (annexe III). Cela est également le cas pour les carcasses contenant des batteries, du plomb, des liquides comme des huiles, des solvants, des carburants, de l¿antigel, des BPC et de la peinture. Les réservoirs à carburant sont acceptés seulement s¿ils sont retirés de la carcasse. Ils doivent donc être vidés et perforés avant d¿être pressés en ballots distincts des carcasses.

Déchiquetage
Le recycleur de métaux a pour mandat de transformer les carcasses d¿automobiles usagées et les métaux usés de toutes sortes provenant
notamment des manufactures, des plombiers, des électriciens, des démolisseurs, des chantiers de travaux publics, des chantiers maritimes, des chemins de fer, d¿Hydro-Québec, etc. À cette étape, le VHU doit être dépourvu de toutes les pièces lourdes et de tous les contaminants pour l¿environnement. Après le déchiquetage des carcasses, les métaux ferreux et non ferreux sont triés et revendus. Les premiers sont revendus dans les aciéries; quant aux seconds, ils ont une valeur supérieure de revente et sont repris par les entreprises qui les produisent. À la suite du triage des métaux, il reste les résidus de déchiquetage des carcasses d¿automobiles composés principalement de plastique et de mousse de rembourrage, mais aussi de métal, de caoutchouc, de tissu, de bois et de fils électriques. Ces résidus sont communément appelés le « fluff ». Le dépôt du « fluff » dans les lieux d¿enfouissement sanitaire (LES) est permis soit à titre de déchets acceptables en vue de leur élimination conformément à l¿article 54 du Règlement sur les déchets solides (RDS), soit comme matériel de recouvrement journalier conformément à l¿article 48 du RDS, à la condition, toutefois, que les eaux de lixiviation provenant du lieu de dépôt soient captées et traitées de façon à respecter les normes prévues à l¿article 30 du RDS.

(extraits du Guide de bonnes pratiques pour la gestion des véhicules hors d’usage -MDDEP)


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