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nouvelles   29-01-2019   by Nathalie Savaria

Congrès Uni-Sélect 2019 : Résolument tourné vers l’avenir


Les 18 et 19 janvier derniers, au Centre des congrès de Saint-Hyacinthe, un nombre record de plus de 600 participants, membres du réseau Uni-Sélect issus des magasins et des ateliers, se sont réunis pour le Congrès 2019.

Plus de 600 participants, membres du réseau Uni-Sélect issus des magasins et des ateliers, se sont réunis pour le Congrès 2019, qui a également accueilli plus de 100 fournisseurs. (Photo ; Newcom Média)

Dès la plénière d’ouverture, Nadine Colette, vice-présidente régionale, Division Québec et Atlantique, a livré un message clair aux congressistes. Tout en préservant le côté humain, les échanges et la confiance à la base de sa réussite et de sa réputation depuis sa fondation il y a un demi-siècle, Uni-Sélect allait accentuer encore davantage son virage «sur le plan des nouvelles technologies et de l’analyse des données».

En écho à la dirigeante, Martin Lessard, nouveau vice-président marketing et stratégie numérique, en poste depuis décembre 2018, a expliqué que le virage numérique à grande échelle répondait à un besoin de fournir la structure, les outils et les données nécessaires aux membres et aux partenaires du réseau «pour leur permettre de s’approcher des besoins des clients».

En établissant la vision qui orientera le développement futur de la société, les dirigeants ont ainsi donné le ton à ce grand rassemblement annuel, qui marquait également la fin des célébrations du 50e anniversaire d’Uni-Sélect.

De tout pour tous

Des participants attentifs lors d’un atelier du vendredi.

Divisés en groupe, les congressistes ont par la suite amorcé la série d’ateliers qui leur étaient proposés en simultané tout au long de la journée. Une plage horaire était aussi prévue pour permettre à chaque groupe de visiter la centaine de fournisseurs présents.

Le samedi, les gestionnaires, les conseillers techniques ainsi que les techniciens des ateliers ont eu droit à une série d’ateliers, basés cette fois sur les rôles de chacun.

Tous se sont réunis la veille pour un cocktail suivi d’un souper pendant lequel Uni-Sélect a procédé à une remise de plaques commémorant les années de service de certains de ses membres.

Un concept d’ateliers original

Raymond Linteau, directeur des ventes, Division du Québec, Uni-Sélect.

En entrevue avec le magazine L’automobile, l’organisateur de l’événement, Raymond Linteau, directeur des ventes, Division du Québec, n’a pas manqué de souligner le taux de participation à la hausse. Parmi les éléments à l’origine de cette croissance, on notera la mise en place d’un concept unique d’ateliers il y a trois ans.

«Ce qui attire beaucoup les gens, c’est qu’on fait quelque chose pour tous les membres et les garagistes. Le garagiste, c’est le propriétaire de l’atelier. Mais dans son garage, il y a aussi le technicien qui répare les véhicules et le conseiller technique au comptoir qui vend des travaux. Il fallait développer des ateliers pour chacun de ces rôles. Depuis trois ans, nous avons donc développé un concept original dans lequel il y a des ateliers pour le propriétaire, le conseiller technique et le technicien.»

L’un des défis du comité organisateur du congrès est de répondre aux besoins particuliers de ses membres.

«Par exemple, si certains ateliers ont de la difficulté à vendre de l’entretien au comptoir, d’autres ne parviennent pas à faire toute l’inspection nécessaire sur un véhicule, dit M. Linteau. Les propriétaires sont aussi confrontés à des changements technologiques qui nécessitent des investissements dans la formation et l’équipement spécialisé.»

Cependant, si Uni-Sélect est à l’écoute des besoins de ses clients, la société se préoccupe de leur présenter une vision du marché.

«L’une des forces d’Uni-Sélect, c’est d’être à l’écoute du client et du marché. Sinon, on se ferait reprocher de servir du réchauffé. Dans toutes nos présentations, il y a un volet sur la vision du marché et de la direction qu’il va prendre. Donc, c’est important pour nous de donner à nos membres ce dont ils ont besoin, mais aussi ce dont nous croyons qu’ils ont besoin.»

Un virage stratégique axé sur la vente

Comme le rappelle M. Linteau, le message au cœur de ce congrès est l’accroissement des ventes dans le réseau. La présence de deux conférenciers de renom témoignait de cette orientation. Simon Saint-Hilaire a prodigué ses conseils pour augmenter les ventes, alors qu’Éric Vendette a livré les ingrédients essentiels pour faire croître son entreprise avec succès.

«Chez Uni-Sélect, une société publique avec 1,8 milliard de chiffres d’affaires, on se préoccupe de la facture moyenne des garagistes. Pour nous, c’est important de leur donner des outils, car s’ils sont plus performants, ils vont acheter plus de pièces en magasin, et le magasin va acheter plus de pièces à notre entrepôt. »

– Raymond Linteau

Selon M. Linteau, le réseau Uni-Sélect se démarque de ses concurrents par son approche particulière auprès de ses membres : si le magasin a la responsabilité de vendre des pièces, le distributeur doit l’aider à accroître ses ventes auprès des garagistes, qui, eux, doivent devenir plus performants en réparant davantage de véhicules dans une journée afin d’augmenter la facture moyenne.

«Chez Uni-Sélect, une société publique avec 1,8 milliard de chiffres d’affaires, on se préoccupe de la facture moyenne des garagistes. Pour nous, c’est important de leur donner des outils, car s’ils sont plus performants, ils vont acheter plus de pièces en magasin, et le magasin va acheter plus de pièces à notre entrepôt. »

Ainsi, l’époque du «Pas de crédit, pas de chèque» est bel et bien révolue dans les ateliers.

«Au contraire, il faut proposer des solutions budgétaires au client », estime M. Linteau qui confirme que le plan de financement Accord-D se répand dans le réseau. «Et on le pousse vraiment. Là aussi, les besoins du client ont évolué. Le financement, c’est monnaie courante aujourd’hui dans plusieurs domaines. Dans notre industrie, on a un peu de retard.»

Par ailleurs, une nouvelle tendance émerge dans le réseau : la multipropriété.

«Il y a des propriétaires qui font l’acquisition de deux, trois, quatre magasins, révèle M. Linteau. Et c’est la même chose avec les ateliers. On ne voyait pas ça avant. Le garagiste était propriétaire d’un atelier, et puis c’est tout. Cela démontre les capacités de gestionnaire de ces propriétaires. Ces gens-là sont retournés aux études et veulent plus de cours de gestion. Ils ont compris que pour faire de l’argent, ils doivent gérer leurs entreprises plutôt que de travailler à la production, au comptoir ou sous un véhicule.»

Un virage numérique au bon rythme

Alors que l’ère numérique bouleverse peu à peu l’industrie, Uni-Sélect compte doter son réseau, ses membres et ses partenaires de la structure et des outils pour leur permettre de recueillir et d’utiliser toutes les données nécessaires à l’analyse de marché.

«Notre vision à nous et qu’on veut transmettre aux clients, c’est d’embrasser le changement, car on ne peut pas le freiner. C’est le message qu’on veut passer au congrès. Et on va les aider. On a toujours été là depuis 50 ans, et on va être encore là pour les 50 prochaines années.»

– Raymond Linteau

«Il faut s’adapter à cette réalité. Le statu quo n’existe pas en affaires, dit M. Linteau. Uni-Sélect est un regroupement d’entrepreneurs indépendants à différents niveaux, que ce soit les propriétaires de magasins ou les garagistes. Ce sont des gens qui ont investi leur vie dans leur entreprise, et nous voulons les aider à croître.»

Cela dit, si Uni-Sélect accentue son virage numérique, l’organisation le fera à son rythme.

«M. Lessard est très bien placé pour voir où sont situés les enjeux, où aller et ne pas aller, mentionne M. Linteau. Il va aider Uni-Sélect, mais tous les clients aussi. Il dit souvent en réunion que nous prendrons le temps de faire les choses correctement.»

Comme toujours, le changement peut effrayer, mais la société se montre foncièrement confiante.

«Notre vision à nous et qu’on veut transmettre aux clients, c’est d’embrasser le changement, car on ne peut pas le freiner. C’est le message qu’on veut passer au congrès. Et on va les aider. On a toujours été là depuis 50 ans, et on va être encore là pour les 50 prochaines années.»

Une révision stratégique en cours

Raymond Linteau en compagnie de Nadine Collette, vice-présidente régionale, Division Québec et Atlantique, Uni-Sélect. (Photo : Newcom Média)

À la base de ces nouvelles orientations, il y a la vision du président et chef de l’exploitation, Produits automobiles Canada chez Uni-Sélect, Brent Windom.

«Brent veut s’assurer qu’on travaille tous en équipe et non en silo. Il veut que tout le monde soit orienté vers la vente.»

Si un vent de changement souffle donc sur Uni-Sélect, une constante demeure : le côté humain.

«C’est vraiment très important. Ça a toujours été la force d’Uni-Sélect. D’un président à l’autre, nous avons toujours gardé cette valeur», souligne M. Linteau.

L’an dernier, les médias avaient spéculé sur l’avenir d’Uni-Sélect. Pour la société, le message est clair : il s’agit essentiellement d’une révision stratégique.

«Comme le disait Nadine Collette en ouverture, nous sommes simplement en revue stratégique. Toutes les entreprises font ça. Et pendant ce temps-là, on continue à avancer. Uni-Sélect est très actif en ce moment. Récemment, nous avons acquis Autochoice dans l’Atlantique (voir article). Nous allons ouvrir un nouvel entrepôt à Calgary et un nouveau magasin à Montréal (voir article). Nous venons d’embaucher un nouveau vice-président marketing et stratégique numérique. Uni-Sélect, c’est une vaste plateforme. Nous sommes présents au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Et nous explorons d’autres marchés, comme l’industriel et l’agricole», conclut Raymond Linteau.

Congrès Uni-Sélect – Centre des congrès de Saint-Hyacinthe, 18-19 janvier 2019


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