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nouvelles   10-05-2019   by Allan Janssen

L’AIA Canada cherchera une solution législative aux problèmes d’accès aux données des véhicules


Le président de l’AIA Canada, Jean-François Champagne, prenant la parole lors de l’assemblée générale annuelle de l’association, le mercredi 8 mai 2019.

Le conseil d’administration réserve une somme de 250 000 dollars pour financer des études et faire du lobbying auprès du gouvernement canadien.

L’Association des industries de l’automobile du Canada s’engage à faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il adopte une loi garantissant au marché secondaire l’accès aux données et aux renseignements sur l’entretien des véhicules afin de réparer la prochaine génération de voitures connectées et autonomes.

Le président de l’AIA, Jean-François Champagne, a déclaré que l’association était prête à faire pression pour trouver une solution plus durable.

«Notre avis est que l’entente volontaire actuelle sur le droit à la réparation ne garantit pas l’accès aux données télématiques des voitures connectées. Notre objectif déclaré est donc de sécuriser la législation afin de garantir un accès direct aux données des véhicules pour le marché secondaire», a-t-il déclaré.

Ces commentaires faisaient partie de son rapport aux membres de l’AIA lors de l’assemblée générale annuelle de l’association, tenue à Mississauga le mercredi 8 mai.

M. Champagne a déclaré que le conseil d’administration de l’AIA avait réservé une somme de 250 000 dollars pour financer les efforts de lobbying et de recherche destinés à garantir la viabilité du marché secondaire à l’ère de la «nouvelle mobilité».

«L’entente CASIS, telle qu’elle existe aujourd’hui, ne prévoit pas de voie pour le futur, a-t-il déclaré lors d’une interview après la réunion. L’entente CASIS, telle qu’elle a été écrite il y a des années, reposait sur le concept du véhicule que nous entretenions il y a 10 ans. Nous avons maintenant un nouveau parc de véhicules très différent.»

Selon lui, il s’agit d’un problème critique pour l’industrie.

«S’il existait une possibilité de rencontrer les constructeurs automobiles et de revoir l’entente CASIS et de la réorganiser, nous y participerions, mais pour le moment, nous ne pensons pas qu’une entente volontaire constitue la voie la plus durable.»

La législation peut être «un processus long et pénible», admet-t-il. C’est la raison pour laquelle l’association élabore actuellement des règlements qui peuvent être modifiés afin de s’assurer que les réparateurs du marché secondaire ne soient pas exclus de la télématique ou des renseignements sur l’entretien des véhicules.

«Lorsque vous envisagez de réformer les réglementations existantes, il faut une solution beaucoup plus flexible et agile», a-t-il déclaré.


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