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nouvelles   25-02-2019   by Jim Bronskill, La Presse canadienne

Le gouvernement fédéral octroie une subvention à BlackBerry pour le développement de voitures futuristes


Une vidéo de démonstration du système d’exploitation QNX de BlackBerry.

BlackBerry a reçu un financement de 40 millions de dollars du fédéral pour aider au développement de technologies qui rendent les voitures plus sûres, plus connectées et, éventuellement, autonomes.

L’entreprise investit 310 millions de dollars dans cette initiative, qui devrait créer 800 emplois au cours des dix prochaines années sur le campus de BlackBerry, dans la banlieue de Kanata, à Ottawa, en plus de soutenir 300 emplois existants.

L’ancien leader du secteur des téléphones intelligents travaille maintenant sur des systèmes avancés pour les véhicules et affectera les fonds fédéraux au développement de logiciels pour la prochaine génération de véhicules autonomes et à la formation des travailleurs.

BlackBerry affirme que son logiciel QNX se trouve déjà dans 120 millions de voitures et qu’il guide les systèmes liés aux fonctions d’assistance au conducteur (telles que le freinage automatique pour éviter les collisions), aux commandes mains libres et au divertissement.

BlackBerry QNX prévoit de concevoir de nouveaux systèmes de contrôle automatisé, de mettre à niveau et de sécuriser les communications dans les véhicules, ainsi que d’améliorer la sécurité automobile en développant son système d’assistance à la conduite.

Selon l’entreprise, il s’agit de jalons importants sur la voie de la création de voitures véritablement sans conducteur, lesquelles mettront encore plusieurs années avant d’être offertes en grand nombre aux consommateurs.

Les fonds fédéraux proviennent du Fonds stratégique pour l’innovation du gouvernement, un programme destiné à stimuler le développement de produits innovants.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré lors d’une conférence de presse que l’argent pour le logiciel BlackBerry QNX est un signe que le gouvernement soutient les entreprises technologiques canadiennes qui veulent être à l’avant-garde de la nouvelle économie.

«Pensez à cette nouvelle plateforme comme au système nerveux central de votre voiture. Elle consolidera des éléments tels que l’assistance sur les voies de circulation et la détection des angles morts, de sorte que les voitures du futur soient plus sûres et plus fiables », a-t-il déclaré.

«Pour un leader mondial comme QNX, cela représente une occasion de croissance sans précédent. Bien sûr, la concurrence est féroce.»

Selon le gouvernement, l’expertise du Canada dans les technologies émergentes attire d’importants investissements dans la recherche sur les véhicules autonomes et connectés de la part d’entreprises internationales telles que General Motors et Ford, et d’acteurs technologiques comme Uber, Google et Nvidia.

La technologie QNX en cours de développement pour les voitures a également des applications pour la médecine, l’armée, les drones, l’automatisation industrielle, les centrales nucléaires et le train à grande vitesse, a déclaré le haut dirigeant de BlackBerry, John Wall.

De manière plus immédiate, les développements rendront les voitures plus sûres, a déclaré ce dernier.

«Je pense qu’en 2025, votre voiture ne sera pas très différente de ce qu’elle est aujourd’hui, sauf qu’elle aura plus de fonctionnalités de sécurité et que cela se répercutera même sur les véhicules les moins chers, a déclaré M. Wall. Ce que j’aimerais voir dans tout cela, c’est moins d’accidents et moins de décès liés aux voitures.»

Bien que BlackBerry s’emploie à créer des voitures entièrement autonomes, celles-ci ne devraient pas être mises en marché avant 2035 ou 2040, a-t-il précisé.

Mis à part le rythme du développement technologique, les consommateurs doivent également être prêts psychologiquement à l’avènement des véhicules autonomes, ce qui peut prendre du temps.

En outre, il existe une myriade de problèmes de réglementation à résoudre dans les juridictions du monde entier pour garantir que les nouvelles applications soient approuvées par les gouvernements et respectent les normes communes, a ajouté M. Wall.

«La technologie évolue peut-être plus vite que les organismes de réglementation.»

 


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