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nouvelles   12-03-2018   by La Presse Canadienne

ALÉNA: la résiliation pourrait avoir une incidence modeste


Mais selon un rapport du Conference Board du Canada, les exportations d’automobiles et de pièces diminueraient de 6 milliards de dollars

Le Conference Board du Canada prévoit une baisse de 0,5 % de l’économie du pays, ce qui entraînera la perte d’environ 85 000 emplois d’ici un an si l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) est résilié.

Alors que les pourparlers pour renégocier l’accord commercial entrent dans un huitième tour prévu au cours des prochaines semaines, le groupe de réflexion affirme dans un nouveau rapport que ce serait le meilleur scénario dans un monde post-ALÉNA.

Bien que le Conference Board du Canada affirme que son analyse suggère une incidence modeste sur l’économie canadienne, il ajoute que plusieurs réactions possibles ne sont pas envisagées, comme d’autres mesures commerciales américaines, y compris des obstacles non tarifaires et une réaction plus forte des entreprises.

Son analyse indique que les exportations réelles de marchandises diminueraient de 8,9 milliards de dollars ou 1,8 % dans l’année suivant la fin de l’ALÉNA, avec un effet plus important sur les exportations de véhicules automobiles et de pièces qui chuteraient d’environ 6 milliards de dollars.

Les tarifs et la dépréciation du huard feraient grimper le prix des importations américaines au Canada, faisant chuter les importations réelles de marchandises d’un montant similaire de 8,8 milliards de dollars (1,8 %).

La hausse des prix des importations, la baisse de la consommation intérieure et la perte de compétitivité des exportations entraîneraient une baisse de 3,3 milliards de dollars des dépenses réelles d’investissement des entreprises au Canada la première année suivant la fin de l’ALÉNA, indique le rapport.

L’investissement pourrait encore diminuer à long terme, car l’effondrement de l’ALÉNA nuirait à la capacité du Canada d’attirer des investissements fondés sur un accès garanti au marché américain, ce qui nuirait davantage à la croissance économique à long terme, ajoute l’analyse.

Les pertes d’emplois se poursuivraient au cours de la deuxième année suivant la dissolution de l’ALÉNA, entraînant des pertes totales de 91 000 emplois.

« Les négociations en vue de renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain n’ont, de l’avis général, pas bien fonctionné depuis le début de l’année dernière », a déclaré le Conference Board du Canada.

« Les discussions ont conduit de nombreux observateurs à spéculer sur le fait que l’administration Trump se retirera de l’accord de 24 ans. »


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