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L'automobile
Article de fond   27-12-2017   by Nathalie Savaria

SEO


Nous reproduisons le mot de la fin de notre rédacteur sénior, Michel Poirier-Defoy, paru dans le numéro de novembre-décembre 2017 du magazine L’automobile.

En 2017, pour un propriétaire d’atelier de mécanique, on ne se fait plus connaître comme autrefois. Il fut une époque où il suffisait presque de prendre une petite annonce dans le semainier paroissial pour attirer la clientèle. Avec la Révolution tranquille, le Québec a mis au rancart la pratique religieuse et il a bien fallu changer de cap. Ce fut alors l’époque de la carte professionnelle sur les napperons du casse-croûte. Il fallait insister pour que l’annonce soit en bordure ou dans un coin de la feuille de papier. Parce qu’une fois l’assiette déposée sur le napperon, ce sont seulement les rebords qui demeuraient visibles. Et il n’était pas rare qu’un client avouait avoir eu l’idée de venir faire un tour quand il avait laissé tomber quelques gouttes de ketchup sur l’annonce.

La commandite locale avait aussi ses échos. Débourser quelques centaines de dollars pour avoir un club de hockey à ses couleurs avait ses répercussions dans le carnet de rendez-vous. On ne les appelait pas des ligues de garage pour rien ! Selon la localité, un club de balle-molle, de ringuette, de soccer ou de quilles faisait bien des heureux : le sport a toujours été bon vendeur.

Si on désirait s’afficher régionalement, on prenait un contrat de parutions au printemps et à l’automne dans un hebdomadaire, souvent dans un Cahier de l’auto spécial, avec ses concurrents. On pouvait aussi faire distribuer un coupon-rabais à chaque porte du voisinage ou dans les casiers postaux.

Jusqu’ici, toutes les moyens de faire de la publicité que je viens d’exposer ont fait partie de l’arsenal qui était et demeure à ce jour disponibles pour faire savoir à votre entourage que vous existez et que vous êtes à leur disposition. Ça fonctionne selon les mêmes pourcentages de retour sur l’investissement.

Toutefois, depuis le tournant du millénaire, il y a un nouveau public à conquérir. Un client qui mange bio et visite rarement le casse-croûte. Il ne lit pas le journal local, fait du jogging en solitaire et flanque au recyclage tout le courrier qui ne lui est pas adressé. Bref, il évite tous les moyens que vous utilisiez pour rejoindre vos clients.

Qu’il soit de la génération X, Y ou Millénium, ce client est d’abord et avant tout de type iPad, iPhone et iCloud. Il est aussi Facebook, Twitter, Instagram et Snapchat. S’il ne vous repère pas sur LinkedIn, ne peut googler votre nom ou télécharger l’app de votre commerce, vous sombrerez dans l’oubli. Par ailleurs, il est connecté à son concessionnaire.

Il faudra espérer qu’il tombe en panne dans un endroit où il n’y a pas de réseau pour qu’il crie à l’aide et demande à un passant de joindre celui qui viendra à son secours. Vous renaîtrez alors de vos cendres et sortirez de l’ombre pour le dépanner. Mais l’espoir est mince.

Vous en êtes donc contraint à vous faire voir sur les réseaux sociaux, à demeurer disponible pour répondre en tout temps aux questions de vos clients, à les solliciter par voie de courriel et à recevoir leurs demandes de rendez-vous par texto. Faites-vous à l’idée, le scanner d’une main et le portable de l’autre. Vous avez peut-être mis sur pied un site Internet il y a quelques années ; certains l’ont fait par eux-mêmes et d’autres en faisant appel à un professionnel. Le plus difficile a été de le maintenir à jour et de susciter des visites de la part de vos clients : infolettre, coupon-rabais à imprimer, demandes de renseignement, photos, évaluations, etc.

Il faut maintenant passer au second niveau en demeurant actif et visible en tout temps sur les réseaux sociaux et en faisant des mises à jour fréquentes de votre site Internet. C’est ce que votre spécialiste en communication appelle la SEO (Search Engine Optimization) ou l’optimisation pour les moteurs de recherche. Il faut que votre client soit en mesure de vous joindre, de vous faire part de son problème et de prendre un rendez-vous dès le moment où il est question d’entretien automobile. On en est rendu là, comme disait le monsieur, parce que nous sommes en 2017 !


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