Services à l’abonné
Magazine & e-Bulletin
L'automobile
Article de fond   05-06-2018   by Nathalie Savaria

Le freinage d’urgence automatique


Nous reproduisons la chronique de notre technicien et formateur expert Ghislain Roy, publiée dans le numéro de mai-juin 2018 du magazine L’automobile.

Aujourd’hui, plusieurs manufacturiers proposent d’équiper votre véhicule d’options de « sécurité », alors que pour d’autres, elles sont standards.

Parmi celles-ci, il y a le freinage d’urgence automatique AEB (automatic emergency brake), qui permet au véhicule de freiner sans que le conducteur appuie sur la pédale de frein. Comme le principal acteur dans ce système est le module de frein ABS, je vais en récapituler les fonctions.

Premièrement, il faut des capteurs de vitesse de roue et un module d’assistance hydraulique pour offrir un système antiblocage des roues (ABS). À ce stade, le véhicule a des freins ABS de base. Par la suite, les constructeurs ont proposé une option à ce système : la traction asservie. Celle-ci peut « freiner » la roue motrice qui patine. Il s’agit du système antipatinage ou du TCS (traction control system). Si on ajoute un capteur de position du volant de direction et un capteur de lacet (yam rate sensor), une autre option est possible : le contrôle de la stabilité ou ESC (electronic stability control).

Le système de contrôle de stabilité fait appel à l’intervention du moteur et des freins afin de maintenir du contrôle du véhicule. Le système permet ainsi d’améliorer la prévention des accidents et d’accroître la stabilité de commande du véhicule. Le freinage en pente et le système anti-recul font aussi partie de ses fonctions.

Si on ajoute des capteurs à ultrasons et une crémaillère électrique au système déjà présent, nous avons un système de freinage d’urgence automatique !

Si le véhicule qui vous précède freine brusquement ou que la distance qui vous en sépare diminue, le signal en provenance du capteur radar et du capteur de vitesse de votre voiture sert à déterminer le niveau de dangerosité d’une collision frontale potentielle. Dans un tel cas, un avertissement de collision se déclenche, suivi par étapes du retentissement de la sonnerie d’avertissement et de la mise en fonction de la commande de freinage.

Dans tous ces systèmes, un élément est primordial : le capteur de vitesse de roue. Pour un technicien, la maîtrise de la vérification de celui-ci est obligatoire.

Photo 1

En vous référant à la photo 1, pouvez-vous répondre à la question suivante : où se situe le problème dans ce graphique provenant d’un capteur de vitesse de roue numérique ?

Les points A et D sont des interférences électriques dues à des éléments extérieurs qui ne doivent pas être interprétées comme un problème. Le point B est fréquent quand la vitesse de synchronisation du signal n’est pas la bonne : l’oscilloscope rafraîchit l’écran en faisant une marche d’escalier dans le signal. Ça aussi, ce n’est pas un problème. En fait, le problème se trouve au point C. Comme la roue dentelée est identique en tous points, il n’y a aucune raison pour que le signal d’une dent soit plus large que son voisin.

Photo 2

Photo 3

Maintenant, regardez attentivement les flèches rouges de la photo 2. Vous avez trouvé ? Ce n’est pas le capteur, mais bien le relecteur qui est craqué, comme le montre la photo 3. De plus, la dent voisine de couleur chrome montre que celle-ci entrait en contact avec le capteur. Après le remplacement du cardan extérieur (qui inclut la couronne dentée), le problème intermittent du système de freinage automatique d’urgence a disparu.

Peu importe la complexité du système, les vérifications de base resteront toujours essentielles au bon fonctionnement des systèmes !

 


Imprimer cette page



connexes


Commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*