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L'automobile
Article de fond   01-10-2004   by Christian Haentjens

Air et essence : un mélange explosif!

Le point Lambda : moins de pollution


Les limites des émissions des gaz d’échappement dépendent en grande partie de l’âge et de l’état mécanique du moteur ainsi que, de ses systèmes et dispositifs d’alimentation, d’allumage et d’antipollution. Le « point Lambda » est un concept que tous les techniciens automobiles devraient aujourd’hui intégrer. C’est celui du mélange air-essence qui produira l’explosion la plus propre possible. C’est en quelque sorte le « point G » du moteur de votre client(e).

Le rapport air/essence qui constitue le mélange air-essence idéal est le rapport st¿chiométrique ou point st¿chiométrique (prononcer stokiométric). C’est le rapport qui assure une combustion complète de l’essence. Il est de 14,7 à 1 en poids, il faut donc 14,7 kg d’air pour brûler complètement 1 kg d’essence. Dans la réalité, le rapport acceptable doit se situer entre 14,6 et 14,8:1.

Le coefficient d’air Lambda a été retenu pour caractériser le rapport entre le mélange air-essence réellement disponible et la valeur théorique nécessaire (14,7:1).

Idéalement, ce coefficient doit être égal à 1. Un mélange pauvre contient un excédent d’air donc, un coefficient supérieur à 1; un mélange riche renferme moins d’air soit, un coefficient inférieur à 1.

Le coefficient d’air Lambda est donc un indicateur à savoir, si le mélange est riche ou pauvre. Une lecture de coefficient d’air de 1 correspond à une lecture de rapport air/essence St¿chiométrique de 14,7:1 (voir fig. 2).

Les moteurs à combustion atteignent leur puissance maximale lorsque le déficit d’air est compris entre 5 et 10 % (1 = 0,95 à 0,90) et la consommation de carburant est minimale quand le surplus d’air est d’environ 10 % (1 = 1,10).

Dans la pratique, des coefficients d’air Lambda compris entre 0,90 et 1,10 se sont avérés fonctionnels. Si l’on veut toutefois maintenir le coefficient d’air dans des limites serrées, il faut alors déterminer la quantité d’air aspiré avec précision et y adjoindre une quantité d’essence exactement dosée; les systèmes d’injection d’essence s’acquittent parfaitement de cette tâche.

En règle générale:

¿ une lecture Lambda de 1,00 indique un mélange air-essence idéal de 14,7 à 1;

¿ une fenêtre de 0,90 à 1,10 est la plage la plus courante pour le fonctionnement du moteur;

¿ une lecture Lambda de 0,97 et moins indique une condition riche du mélange;

¿ une lecture Lambda de 1,04 et plus indique une condition pauvre du mélange.

Quand le rapport air/essence est dans la fenêtre acceptable de 14,6 à 14,8:1 ou, le coefficient d’air Lambda est dans une plage acceptable de 0,90 à 1,10, la composition des gaz d’échappement devrait ressembler aux valeurs suivantes:

¿ le dioxyde de carbone (CO2) est élevé (10 à 15 %);

¿ le monoxyde de carbone (CO) et l’oxygène (O2) devraient être semblable (0,2 à 1,5 %);

¿ les hydrocarbures (HC) seront bas (200 ppm ou moins);

¿ les oxydes d’azote (NOX) seront bas (400 ppm ou moins).

Le «point Lambda» ou le «point st¿chiométrique» est le point où le mélange air-essence brûle le plus efficacement. Ainsi, le point Lambda (coefficient d’air 1,00) est un indicateur direct à savoir, si le mélange est riche ou pauvre provenant de la sonde à oxygène, appelée parfois «Sonde Lambda».


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1 commentaire » for Air et essence : un mélange explosif!
  1. Sean 17 says:

    Bonjour, pour la combustion il faudrait parler d’oxygène et de carburant.le terme air peut être employé qu’à condition d’avoir 24 à 25% d’oxygène. Car bien souvent l’air et plus où moins pollué.salutations. n

Commentaire:

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