Services à l’abonné
Magazine & e-Bulletin
L'automobile
nouvelles   11-02-2019   by Nathalie Savaria

Congrès Groupe Monaco 2019 : se mobiliser pour l’avenir


Plus de 500 participants se sont réunis pour le premier congrès bilingue de l’histoire du Groupe Monaco, qui a accueilli également plus de 75 fournisseurs. (Photo : Newcom Média)

Plus de 500 gestionnaires, issus des magasins et des ateliers associés au Groupe Monaco, ainsi que des fournisseurs, se sont réunis au Hilton Lac-Leamy, à Gatineau, du 31 janvier au 3 février 2019, pour un tout premier congrès bilingue.

Ernesto Monaco, fondateur du Groupe Monaco.

Le coup d’envoi a été donné lors de la plénière d’ouverture du vendredi pendant laquelle Daniel Boyer, directeur marketing, Yvan Domingue, vice-président, et Patrick Saint-Pierre, directeur des ventes, ont pris tour à tour la parole.

Les organisateurs n’ont pas manqué de saluer au passage le fondateur du groupe, Ernesto Monaco, 89 ans, dont la fidèle présence donnait à ce congrès une atmosphère familiale toute spéciale.

Les congressistes ont par la suite été conviés à un programme de quatre ateliers de 50 minutes, qui se sont déroulés simultanément en français et en anglais, entrecoupés de pauses pour se détendre et faire du réseautage.

Sous le thème de «L’avenir, c’est maintenant», le congrès voulait cibler les grands enjeux de l’heure dans l’industrie du marché secondaire et proposer des solutions concrètes afin que chacun puisse accroître les performances de son magasin ou de son atelier. Les sujets traités en atelier en étaient d’ailleurs le reflet : nouvelles pratiques de gestion d’entreprise, formation mécanique de pointe afin de répondre aux nouvelles technologies, positionnement et visibilité sur le Web et les réseaux sociaux, approche et rétention de la relève.

Un des quatre ateliers du vendredi matin.

Les participants attentifs posaient beaucoup de questions aux présentateurs, tout en faisant part de leur propre expérience, rendant ainsi les ateliers très dynamiques.

En après-midi, les congressistes ont été invités à se rendre dans la grande salle des exposants. Plus de 75 fournisseurs y présentaient leurs produits et leurs nouveautés. Certains ont aussi donné des ateliers auxquels chacun pouvait prendre part librement.

Le samedi, poursuivant sur cette lancée, les participants ont pu entendre deux conférenciers, Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, et la championne paralympique, Chantal Petitclerc. Le congrès s’est achevé par une soirée de gala.

Un succès sans précédent

Dans l’ordre, Patrick Saint-Pierre, directeur des ventes, Yvan Domingue, vice-président, et Daniel Boyer, directeur marketing.

Plus important congrès de l’histoire du Groupe Monaco, 110 ateliers, toutes bannières confondues, et 30 magasins ont participé à l’événement, s’est empressé de souligner Daniel Boyer, directeur marketing, en entrevue avec le magazine L’automobile.

Il s’agit là d’une croissance importante par rapport au dernier congrès de Québec, en 2017, où 80 ateliers avaient pris part au rendez-vous,  a ajouté ce dernier.

Yvan Domingue, vice-président, s’est particulièrement réjoui de la participation anglophone.

«J’ai passé mon avant-midi du côté anglophone, et ça c’est très bien déroulé. Les gens sont emballés. Je suis bien content des résultats.»

Rappelons que le Groupe Monaco compte un entrepôt à Ottawa et un autre à Toronto, de même que 12 magasins corporatifs dans la Ville Reine.

Des enjeux cruciaux

Interrogé sur le thème du congrès, Patrick Saint-Pierre a tenu à mettre l’accent sur les objectifs principaux du congrès, entre autres l’urgence de se pencher sur la question de la main-d’œuvre.

«L’attraction et la rétention de la main-d’œuvre, ce n’est pas un slogan mais une réalité. On a amené des conférenciers qui ne disent pas toujours des choses que le client veut entendre, notamment au sujet de la génération des milléniaux. Comme employés, ce sont des gens qui ont plein de possibilités et qui sont hyper-performants, mais il faut juste savoir comment les motiver.»

Selon M. Saint-Pierre, le problème d’attraction et de rétention de main-d’œuvre «commence à faire mal. Avant, on était dans la théorie, mais là, on sent que c’est une vague qui n’ira pas en diminuant.»

Le problème commence à se manifester du côté des propriétaires d’atelier de mécanique.

«Malheureusement, les enfants des propriétaires d’atelier de mécanique ne travaillent souvent pas dans l’entreprise. Pour un propriétaire, son commerce, c’est son fonds de pension. Si le commerce fonctionne, ça vaut cher. Si c’est une bâtisse vide, c’est le contraire d’un fonds de pension, c’est un gouffre. Ne pas avoir de relève va faire en sorte que, ultimement, des ateliers vont fermer leurs portes.»

L’avenir des ateliers repose donc sur la recherche d’une relève compétente, l’une des préoccupations du Groupe Monaco, qui est très proactif en la matière, entre autres par l’intermédiaire de la foire aux stages de l’AIA.

«Avec l’AIA, on va dans les écoles, on approche nos ateliers afin qu’ils rencontrent les cohortes de finissants et ils y trouvent leur compte. Pas seulement nos ateliers, mais aussi ceux des autres réseaux », a indiqué M. Boyer, qui voit dans cette initiative un excellent moyen pour dénicher une main-d’œuvre de qualité.

À ces enjeux cruciaux s’ajoute celui de l’accès à l’information.

«Certains manufacturiers restreignent la capacité qu’on a d’aller chercher l’information pour diagnostiquer le véhicule. Ils prétendent que c’est pour des raisons de sécurité et pour la conduite semi-autonome. Mais au final, c’est le droit du consommateur de faire réparer son véhicule où il l’entend qui est en cause. Et là, il y a un combat à faire, a affirmé M. Saint-Pierre.

Le changement en accéléré

À nos interlocuteurs, nous avons demandé ce qui caractérisait, selon eux, le marché secondaire de l’automobile en 2019.

Pour Patrick Saint-Pierre, «c’est la rapidité des changements, que soit sur le plan technologique, des médias et dans la façon de gérer les gens. Tout s’accélère et continue de s’accélérer. »

Un point de vue que partage Yvan Domingue.

«Si on regarde les changements qu’on a vus depuis les cinq dernières années, c’est probablement plus que ce qu’on avait vu au cours des 25 années précédentes.»

À ces changements, le Groupe Monaco est parfaitement en mesure de répondre, a déclaré Daniel Boyer.

«Du point de vue de notre organisation, nous nous en allons dans la bonne direction et nous voulons aider davantage nos magasins et nos ateliers à progresser en offrant une panoplie d’outils. C’est à eux de choisir et de les appliquer.»

Congrès Groupe Monaco 2019 – 31 janvier-3 février 2019

 


Imprimer cette page



connexes


Commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*