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nouvelles   11-07-2018   by Yuri Kageyama, The Associated Press

Scandale : Nissan affirme que les résultats de tests d’émissions polluantes ont été falsifiés


Nissan Motor Co. a déclaré qu’elle a falsifié les résultats de tests d’émissions de gaz d’échappement et de tests d’économie de carburant des nouveaux véhicules vendus au Japon, dans la dernière inconduite dévoilée chez le constructeur automobile japonais.

Nissan a reconnu en septembre avoir procédé à des tests de post-production illégaux dans ses usines, ce qui a permis à des personnes qui n’étaient pas certifiées de procéder régulièrement aux tests.

La nouvelle inconduite a été révélée alors que Nissan procédait à une vérification de ses opérations récemment. Nissan a déclaré que les conclusions étaient «regrettables», car elle essayait de se corriger, et elle a promis de continuer à enquêter.

Nissan, qui fabrique la voiture électrique Leaf, la sous-compacte March et les modèles de luxe Infiniti, a déclaré que la sécurité et l’économie de carburant de tous les véhicules demeuraient encore dans les limites requises. Les tests erronés n’affectent pas les exportations.

Dans le scandale précédent, les travailleurs en formation empruntaient et utilisaient les «hanko», des timbres souvent employés au Japon pour les signatures, de personnel certifié. En raison de problèmes, Nissan a dû rappeler plus d’un million de véhicules pour une nouvelle inspection.

De telles pratiques étaient courantes depuis des décennies, et ce, dès 1979, selon Nissan. Les travailleurs de l’usine savaient que la procédure était illégale, mais ils la cachaient lorsque les inspecteurs du gouvernement visitaient les usines.

Les cadres ont écopé de réductions de salaire. Ces problèmes n’ont pas entraîné de problèmes de qualité, car il s’agissait de la dernière étape avant que les véhicules soient expédiés, selon Nissan.

Le monde des affaires au Japon a été frappé par des scandales embarrassants au cours des dernières décennies, qui soulèvent de sérieuses questions quant à l’éthique des entreprises.

Kobe Steel a également reconnu avoir procédé à des fausses inspections massives, qui ont duré des années et affecté des produits envoyés à des centaines d’entreprises, y compris des pièces moulées en aluminium et des tubes en cuivre pour automobiles, avions, appareils et trains.

Les scandales japonais sont souvent le fait d’employés qui dissimulent des performances et des relations douteuses pour sauver la face, parfois par loyauté envers l’entreprise plutôt que pour un enrichissement illégal à des fins personnelles, comme cela est plus fréquent dans certains autres pays.


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